Petit journal d'un bonauxilien ..

Bonsecours, ma charmante ville, je parle de toi sur mon blog, aussi de ce qui me plait et de ce qui m'horripile:politique, société, santé , musique, tout y passe :)

mercredi 03 juin

Et si le comble de la modernité n'était pas là ?

En attendant les prochaines soirées Philo de Bonsecours, je me lance fébrilement dans une petite démonstration dominicale du fait suivant:

"De toutes choses, on peut tirer un sujet de soirée philosophique .."
il y a de la philo partout!

Voici un petit exemple :)

Le progrès technique...

Souvent utilisé pour gagner du temps, de l'argent, faire ce qu'il faut faire plus vite, avec moins d'effort...

Voici pourtant, une technique qui paradoxalement permet de faire les choses plus lentement, et delà l'art peut s'exprimer...

Vous ne me suivez pas? jusqu'ici c'est tout à fait normal, attendez plutôt la suite du billet ;)

Ce progrès technique , c'est le "stop motion",  lire "l'animation en volume" en français dans le texte :) .

Cette technique permet de faire un film image par image, un peu comme pour les films d'animation avec les petits personnages en pâte à modeler.

Sauf que dans le cas présent, les bouts de pâtes à modeler sont remplacés par de vrais acteurs..Le film est tourné image par image, entre chaque image, les objets de la scène sont légèrement déplacés. Lorsque le film est projeté à une vitesse normale, la scène semble animée.

Sorry I'm Late from Tomas Mankovsky on Vimeo.

et bien je viens de tomber  sur cette vidéo pour le moins bluffante (surtout attendez la fin pour mieux comprendre). Celle-ci m'amène à penser  que certains ont beaucoup de temps à perdre,et m'amène au questionnement suivant :

prendre son temps, n'est il pas le luxe du siècle à venir...?
la patience est une vertu à promouvoir, non?

Bon, pour finir avec cette laborieuse démonstration, je vous offre une citation à utiliser aussi bien dans votre environnement familial que professionnel.. lorsque par exemple votre conjoint vous reproche de flâner, de n'avoir rien fait de votre long week-end :)


     " Il faut perdre la moitié de son temps pour pouvoir employer l'autre."

John Locke

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lundi 30 mars

soirée Philo

soir_e_philo
Les soirée Philosophiques à Bonsecours...

Le 1er AVRIL 2009
20h30 au Casino de Bonsecours

Entrée Libre



Thème de la soirée:

le Pardon...

Voici le texte diffusé par les organisateurs:

Bien distinguer le concept:
« On confond souvent, parfois de façon calculée, le pardon avec des thèmes voisins : l'excuse, le regret, l'amnistie, la prescription, etc.,

autant de significations dont certaines relèvent du droit, d'un droit pénal auquel le pardon devrait rester en principe hétérogène et irréductible ».

Quelques problèmes pour notre rencontre:

1) Un pardon sans mélange, un pur pardon est-il possible? Si non, le

pardon est-il possible? Qu'est-ce qui le rendrait cependant possible?

" On confond souvent, parfois de façon calculée, le pardon avec des thèmes voisins : l'excuse, le regret, l'amnistie, la prescription, etc., autant de significations dont certaines relèvent du droit, d'un droit pénal
auquel le pardon devrait rester en principe hétérogène et irréductible ».
« Un pardon « finalisé » n'est pas un pardon, c'est seulement une stratégie politique ou une économie psychothérapeutique ».

« Le pardon est donc fou, il doit s'enfoncer, mais lucidement, dans la nuit de l'inintelligible. Appelez cela l'inconscient ou la non conscience, si vous voulez. Dès que la victime « comprend » le criminel, dès qu'elle
échange, parle, s'entend avec lui, la scène de la réconciliation a commencé, et avec elle ce pardon courant qui est tout sauf un pardon. Même si je dis « je ne te pardonne pas » à quelqu'un qui me demande pardon,
mais que je comprends et qui me comprend, alors un processus de réconciliation a commencé, le tiers est intervenu. Pourtant c'en est fini du pur pardon ».  « le pardon pur et inconditionnel, pour avoir son sens
propre, doit n'avoir aucun « sens », aucune finalité, aucune intelligibilité même. C'est une folie de l'impossible ».

« En principe, donc, toujours pour suivre une veine de la tradition abrahamique, le pardon doit engager deux singularités : le coupable (le «perpetrator », comme on dit en Afrique du Sud) et la victime. Dès qu'un
tiers intervient, on peut encore parler d'amnistie, de réconciliation, de réparation, etc. Mais certainement pas de pur pardon, au sens strict ». 

« Je prendrai alors le risque de cette proposition : à chaque fois que le pardon est au service d'une finalité, fut-elle noble et spirituelle (rachat ou rédemption, réconciliation, salut), à chaque fois qu'il tend à
rétablir une normalité (sociale, nationale, politique, psychologique) par un travail du deuil, par quelque thérapie ou écologie de la mémoire, alors le « pardon » n'est pas pur  ni son concept. Le pardon n'est, il ne
devrait être ni normal, ni normatif, ni normalisant. Il devrait rester exceptionnel et extraordinaire, à l'épreuve de l'impossible : comme s'il interrompait le cours ordinaire de la temporalité historique ».

2) Ce qui sauve le concept de pardon: une référence à l'absolu:
"Si énigmatique que reste le concept de pardon, il se trouve que la scène, la figure, le langage qu'on tente d'y ajuster appartiennent à un héritage religieux (disons abrahamique, pour y rassembler le judaïsme, les
christianismes et les islams) »
Citations de Derrida

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